L’été dernier, je suis parti en vélo pendant 600 km entre Limoges et la Bretagne que j’avais prévu au mois d’août dernier. Voici donc le compte rendu de ce voyage…

Je suis donc parti comme prévu de Limoges le mercredi 12 août 2009, j’avais donc avec moi ma remorque BobYak flambant neuve, afin de transporter mon matériel de camping et mes vêtements.

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La 1ère étape, Limoges – Saulgond (50km) a été effectuée sans problème. Je suis donc arrivé le soir au camping du Moulin de Pommier. Il s’agit d’un charmant petit camping à la ferme, qui fait également chambre d’hôte. Pour l’anecdote, j’étais le seul français du camping, tous les résidents (y compris les propriétaires) étant hollandais !!! L’ambiance était en tout cas très sympa et paisible, j’ai notamment pu profiter de la piscine.

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Le lendemain, me voici parti sous un très (trop ?) beau soleil pour rallier Saint Hilaire la Palud, au coeur du Marais Poitevin, à 155 km de là. Et c’est ici que les choses se gâtent… C’est la canicule, le poids des 25 kg de bagages présents dans la remorque se fait de plus en plus durement sentir. Et je dois donc dire que c’est après avoir parcouru une centaine de km que j’ai commencé à en ch… sérieusement !!!

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Après un arrêt du genre j’achète tout ce qui mange, se boit et qui est frais à l’Intermarché de Beauvoir sur Niort, je repars sur de bonnes bases, du moins je le crois.

Je m’acharne donc sur mon vélo (au mental !), jusqu’à finir par vomir une  première fois sur le bord de la route !!! C’est à ce moment là, aux environs de 17h, que je me rend compte que tout ce que j’ai ingéré dans la journée n’a pas été digéré. malgré tout, je me dis que ça devrait aller mieux sans poids sur l’estomac et continue. AU final, j’ai bien du m’arrêter 3 ou 4 fois pour revomir…

Et c’est donc à environ 10km de mon point d’arrivée que, complétement à la ramasse, je met pied à terre et me met à faire du stop : j’ai eu beaucoup de chance car, coup sur coup, un 4×4 et un Berlingo s’arrêtent et nous emmènent, mon vélo, ma remorque et moi même, jusqu’au camping du Lidon où j’avais réservé un emplacement.

A l’accueil du camping, la gérante, vu mon état, a eu pitié de moi et m’a laissé dormir dans un mobile-home inocuppé au lieu de ma tente. Ma soirée se résumera à une succession de tentatives pour arriver à boire sans vomir aussitôt. Finalement, c’est en me faisant cuire du riz et en buvant l’eau de cuisson, que je suis arrivé à me réhydrater un peu. mais je dois dire que j’étais quand même assez mal…

Marais poitevin

Le lendemain, je prend la décision d’arrêter là mon périple en vélo. Encore une fois, je trouve ue famille bien sympa dans le camping qui accepte de me conduire en voiture jusqu’à la gare de la Rochelle, à 40 km de là.

J’ai donc pris le train Corail jusqu’à Auray avec tout mon matériel. mais je n’atais pas le seul ! Dans le même train, je rencontre 2 autres utilisateurs de remorques BobYak ou apparentées !!! Et c’est donc l’occasion d’un voyage qui va s’avérer finalement très sympa, coincé entre le couloir et le compartiment vélo mais en compagnie très rigolote ! Il faut dire que le service mini bar n’avait plus, canicule oblige, que des bières à boire !!!! Sans oublier le contrôleur qui, malgré de nombreux passagers mécontents suite au retard du train, était également très sympa. Et surtout, c’est quand même le voisin de Passe-Temps, quand ce dernier n’est pas sur le Fort Boyard !!!!

Bilan de ce périple plus Pékin Express que Tour de France :

- un grand merci à toutes les personnes qui m’ont aidé quand j’étais en très mauvaise posture !!!!

- la prochaine fois, j’allègerais au maximum le poids de mes bagages,

- la prochaine fois, je planifierais des étapes (beaucoup) moins longues,

- la prochaine fois, je roulerais à la fraîche au lieu de partir en plein cagnard à 10h du mat’ et je mettrais un foulard sous mon casque !